2. Quels sont les types d’indexation ?

On a l’habitude d’utiliser le terme « mot-clef » pour désigner les termes d’indexation d’un ouvrage, soit les termes qui identifient le mieux les concepts dont on traite. Nous utiliserons le terme descripteur qui appartient au vocabulaire de la documentologie.

Les articles scientifiques de la littérature internationale médicale sont le plus souvent indexés avec les descripteurs issus de la terminologie de la National Library of Medicine, ou NLM, (Librairie Nord-américaine de Médecine). Cette terminologie est un ensemble de plus de 25.000 termes classés en chapitres. Les chapitres sont appelés Headings. La terminologie est appelée Medical subject Heading ou en abréviation MeSH

L’usage a fait qu’on nomme ces descripteurs par leurs acronymes MeSH. Retrouver des thèmes spécifiques à la Médecine générale dans cet immense ensemble de MeSH est assez difficile. De plus il y a souvent plusieurs MeSH par thème spécifique de la médecine générale.

Afin de faciliter la tâche d’indexation dans MGTFE/édition, nous utilisons un ensemble de quelques 1200 termes normalisés provenant de deux outils de catégorisation en Médecine Générale, croisés avec les MeSH.

  • Pour les thèmes qui traitent de concepts cliniques, nous utilisons la Classification Internationale des Soins Primaires, deuxième version ou CISP-2.[1] [2] avec ses codes procédures CISP-2.
  • Pour les items non-cliniques, encore appelés contextuels, nous utilisons lesQ-Codes[3]
  • Pour les items non-cliniques, encore appelés contextuels, nous utilisons les Q-Codes [4].

2.1. L’indexation de thématiques cliniques par la CISP-2

La Classification Internationale des soins Primaires, deuxième version ou CISP-2 est l’instrument de classification le plus utilisé en médecine générale. Sa structure et son utilisation sont décrites en détail sur le site du groupe de travail de la WONCA

Téléchargez ici l’exemplaire papier de la CISP-2 en français (accessible également directement via l’application MGTFE/édition)

Téléchargez ici la liste des actes codables de Médecine Générale.

Le sujet d’un TFE peut contenir des thèmes cliniques. Cela veut dire qu’on traite des problèmes de personnes, de patients, selon un angle de pratique clinique. On va donc parler de symptômes, d’actes et de diagnostics ou d’hypothèses de travail. Dans ce cas, on devrait retrouver le thème choisi dans les intitulés des rubriques de la  CISP-2.  [2]–[3] On peut y passer en revue tous les problèmes fréquents de la Médecine Générale. Sur les 700 items qui la composent, 350 sont de présentation fort fréquente.

Exemples.
On peut identifier les symptômes, comme les nausées (D06) ou la fatigue (A04) ou les procédures diagnostiques comme l’électrocardiographie (-41) ou le familiogramme (-43) ou encore des maladies comme la Sclérose en plaque (N86) ou la Schizophrénie (P72).

Les maladies rares ont aussi leur place dans la CISP-2 mais elles sont regroupées dans des rubriques globales reliées aux catégories spécifiques de la Classification Internationale des Maladies, 10ième révision (CIM-10).

icpc Figure 1. Les chapîtres de la CSIP-2 en anglais permettant de saisir son aspect mémo-technique.

Les chapitres de la CSIP-2 en anglais permettant de saisir son aspect mémo-technique.

Les Maîtres de stage utilisent un logiciel labellisé qui contient obligatoirement la CISP-2 et les correspondances avec la CIM-10. Si on a étudié un aspect clinique, on retrouvera facilement le code CISP-2 dans le logiciel puisque ces codes sont utilisés pour la réalisation de SUMEHRS (résumés informatisés permettant le transfert de l’information vers les autres prestataires).

2.2.      Indexation des actes par la CISP-2 procédures

Les actes posés ou demandés par les médecins généralistes sont réunis dans un sous-ensemble de la CISP-2 appelé CISP-2 Procédures. Les 30 catégories (numérotée 30 à 69) qui forment la CISP-2 Procédures ont été rééditées récemment en détail par le groupe de travail de la Wonca qui gère les classifications. On dispose donc d’une liste de 350 procédures courantes classées par ordre croissant, disponible en ligne.

2.3. L’INDEXATION DE THÉMATIQUES CONTEXTUELLES PAR LES Q-CODES version 2.5

Les Q-Codes sont aussi une taxonomie, soit une liste de 182 catégories distribuées de façon hiérarchique. La lettre Q n’est pas utilisée dans la CISP-2. Elle est donc disponible pour désigner cette classification contextuelle complémentaire. Ces rubriques  proviennent de l’analyse patiente de centaines de résumés présentés par des collègues lors de congrès de Médecine générale.

Pour bien comprendre la genèse et la structure des Q-Codes voir 3cgp.docpatient.net.

Le sujet contiendra des thèmes non cliniques, encore appelés contextuels.

Téléchargez ici le formulaire papier des Q-codes en Français

Dans les Q-Codes, on pourra choisir différents descripteurs qui vont permettre d’indexer le travail [[10]]. Ceux-ci incluent par exemple la gestion des problèmes de santé (QD32) ou la prise de décision partagée (QD323) ou encore la satisfaction du patient (QP41).

L’association de la CISP-2, de la partie procédures de la CISP-2 et des Q-codes forme un ensemble dénommé Core (Content Classification of General Practice – 3CGP).  C’est cet ensemble qui est proposé dans l’application MGTFEédition.

(2). Jamoulle M, Roland M, Humbert J, Brûlet Traitement de l’information médicale par la Classification Internationale des Soins Primaires 2ème version (CISP-2), assorti d’un glossaire de médecine générale, préparé par le Comité International de Classification de la WONCA. Bruxelles : Care Editiions asbl, Bruxelles ; 2000.

(3). La CISP a été élaborée pour faire de l’épidémiologie de la Médecine de famille et pris sa place dans les dossiers médicaux informatisés en Belgique depuis 2003

(4). Jamoulle M, Ouvrard P, Schuers Terminologie multilingue de médecine générale et de famille – Version française. Jumet, Belgium : Care Editions; 2016. 1-62 p. Available from http://3cgp.docpatient.net/the-book